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Les Européens parlent de la France (épisode 1)


Les Européens parlent de la France (épisode 1)

Ils sont Européens et vivent en France. Ils ne votent pas aux élections présidentielles mais ils ont leur mot à dire sur le pays dans lequel ils vivent. Ils sont enchantés, surpris, parfois choqués par la société française. Cinq Européens abordent avec nous des thèmes au coeur de la campagne présidentielle : l'école, l'Europe, l'environnement, le monde rural, l'homoparentalité.

Premier épisode : le regard de Riitta Hyttinen, Finlandaise sur l'école française

L'excellence de l'école finlandaise

Ce n'est pas un hasard si nous avons choisi d'interviewer une mère de famille finlandaise sur l'école française. La Finlande est en effet la première de la classe, au niveau européen, au classement Pisa de l'OCDE sur le niveaux des élèves dans les matières scientifiques comme dans les matières littéraires. La France affiche des résultats peu brillants, son système a pourtant la réputation d'être l'un des plus compétitifs, des plus chargés en terme d'horaires et des plus académiques en Europe. À l'opposé des méthodes finlandaises. Et si c'était cela justement la clé de la réussite finnoise ? En Finlande, les enfants peuvent attendre d'avoir 7 ans avant de se rendre à l'école. Le redoublement n'existe pas et l'accent est mis sur le niveau général de la classe et pas seulement sur l'excellence du peloton de tête. Les cours s'achèvent vers 13h et accordent une grande place aux arts plastiques, aux travaux manuels et au sport. À la décharge de l'école française, il faut noter que les élèves y sont beaucoup plus nombreux qu'en Finlande. 30 élèves par classe en France contre 20/22 maximum en Finlande.

Le privé pour le bien-être de l'enfant

Riitta Hyttinen vit depuis plus de vingt ans en France. Aujourd'hui divorcée, elle s'est installée en banlieue parisienne pour suivre son mari français. Elle a deux enfants scolarisés en France, un fils en troisième et une fille en sixième. Elle est traductrice et grande amoureuse de la langue et de la culture française. Un amour qui s'est un peu teinté de désillusion quand elle a du scolariser son premier enfant, son fils Alexis aujourd'hui âgé de 14 ans. "L'école c'est même la principale raison qui me fait regretter mon pays et qui m'a parfois redonné envie d'y vivre". Elle a choisi le privé dès l'école maternelle non par conviction ou par souci d'excellence, bien au contraire : les grands établissements publics lui paraissait simplement pas assez chaleureux pour accueillir un enfant de 3 ans, elle qui vient d'un pays où l'école ne démarre qu'à 7 ans. Trop de devoirs, trop de cours, trop de pression: tels sont ces principaux griefs à l'encontre de l'école française. "Une école qui privilégie toujours la performance au bien-être de l'enfant" selon Riitta.


Date de première diffusion : Mer., 22 févr. 2012, 12h45

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